Au vu de la situation, nous passons tous de plus en plus de temps à travailler sur des fichiers et des applications à distance, ou en visio-conférence. S’il a fallu nous habituer, contraints ou forcés, à de nouveaux outils, la transition s’est faite progressivement et finalement sans trop de heurts. Mais c’était en ignorant parfois quelques briques de base nécessaires à un travail confortable.

La connexion Internet, l’épine dorsale du télétravail

A commencer par la connexion Internet, tout le monde en dispose, mais ce sont les flux de données qu’elle doit supporter qui sont complètement modifiés par le télétravail. Jusqu’à maintenant, le transfert des données s’effectuait majoritairement dans le sens du téléchargement (c’est-à-dire depuis Internet vers votre domicile). Et rarement avec des contraintes de qualité fortes. En effet, surfer sur Internet ou regarder une vidéo en streaming ne sont pas des services contraignants. Dans le cas des pages Web, nous sommes habitués à attendre que le navigateur se remplisse, une fois le lien cliqué. Et dans le second cas, différentes technologies permettent de masquer une connexion peu stable, comme par exemple l’adaptation de la résolution aux conditions réseau, et la mise en mémoire tampon de quelques secondes de vidéo. Réaliser une conférence audio ou vidéo se rapproche de la diffusion en temps réel. Il est par conséquent impossible de mettre en cache une partie de la conversation, sous peine de souffrir d’un décalage rendant l’échange insupportable. De même, les connexions Internet résidentielles sont encore largement asymétriques, même si la fibre optique se démocratise. Ce qui signifie que le téléversement de données – depuis le foyer vers Internet – est encore bien plus faible que le téléchargement. Et constitue un goulet d’étranglement. Quelles solutions adopter dans ce cas ? En premier lieu, ne pas hésiter à augmenter le débit de votre connexion, pour disposer de suffisamment de bande passante en téléversement. Et si possible, passer sur une fibre optique, car ces connexions sont souvent symétriques. Enfin et c’est important, se connecter via un câble plutôt qu’en WiFi.

Le son et l’image. Mais surtout le son.

Autre écueil souvent constaté : la qualité sonore. Nos ordinateurs sont maintenant tous équipés d’un micro et de haut-parleurs. Si certaines machines haut de gamme s’en remettent à des spécialistes de l’audio – Bose ou Harman Kardon pour ne citer qu’eux – l’ordinateur lambda dispose d’équipements audio… basiques ! Avec à la clé des conditions de capture et de restitution du son médiocres. Qui n’a en effet jamais eu à subir lors d’un appel vidéo les bruits d’objets qui choquent un bureau ou une table ? Ou le son qui n’est plus capté lorsque la personne n’est plus exactement en face de son écran ? La physique a ses limites, et malgré les avancées technologiques, le budget d’un ordinateur n’est pas compatible avec le coût des équipements les plus performants. Dans les faits, soit les micros sont suffisamment sensibles pour justement éviter les coupures de son, mais retransmettent absolument tout. Ou alors, ils sont très directifs, mais ne tolèrent pas les mouvements. La réponse à cette situation ? Un bon casque. Posé sur la tête, il en suit les mouvements, et le micro reste à distance et position fixes par rapport à la bouche. Une distance d’ailleurs relativement courte, ce qui permet d’en réduire la sensibilité et de filtrer les bruits ambiants. Alors oui, ça n’est pas forcément très esthétique ou confortable. Mais c’est le plus efficace, et vos interlocuteurs vous en sauront gré. Privilégiez donc un casque haut de gamme, filaire ou Bluetooth (bannissez les écouteurs de téléphone, trop éloignés et trop sensibles aux frottements).

Côté vidéo, tout le monde dispose d’un Webcam hautes performances. Elle se cache dans votre poche : il s’agit de la caméra frontale de votre smartphone. Le développement des mobiles et leur cycle de remplacement court vous garantissent de disposer d’un appareil toujours plus performant qu’une caméra additionnelle, ou que celle embarquée généralement dans les ordinateurs. La meilleure solution c’est un micro-casque sans fil (de qualité) connecté à votre smartphone, d’où vous captez son et vidéo. Les plus perspicaces feront remarquer qu’il n’est pas évident de suivre une séance sur un smartphone, notamment si des documents sont présentés à l’écran. C’est juste. Et c’est bien pour cela que les solutions de visio-conférence supportent de mieux en mieux l’accès simultané via plusieurs appareils.

Le développement fulgurant des applications

Si Zoom a fait une percée spectaculaire ces derniers mois, elle était due d’une part à la gratuité, et d’autre part aux fonctions avancées qu’il fournissait. Ce qui a eu pour effet de booster la concurrence, notamment Microsoft. Le développement a été acharné pour l’application « Teams » depuis le début de l’année, et de nombreuses mises à jour ont permis à Microsoft de rattraper son retard. Citons pêle-mêle : une bien meilleure gestion des connexions multi-appareils, les enregistrements dans le Cloud, l’augmentation du nombre de vidéos simultanées en mode mosaïque.  Nous vous proposons quelques outils qui ont fait déjà leurs preuves… :

  • Slack : la messagerie groupée – offre un véritable environnement de travail, et une alternative à l’envoi incessant de mails à l’interne. Cette solution de messagerie instantanée possède un système facile à prendre en main, ainsi que la possibilité de passer des appels vidéo.
  • Skype : en plus d’un service de messagerie instantanée, on peut passer des appels audio et vidéo en HD,  avec en sus des fonctionnalités indispensables comme l’envoi de documents, le partage d’écran, le floutage de l’arrière-plan, ou encore des visioconférences jusqu’à 50 personnes simultanément!
  • Zoom : les vidéos conférences simplifiées. Les communications n’engendrent aucun souci majeur et on y retrouve l’essentiel des fonctionnalités qu’on peut attendre d’un outil de vidéo-conférence : webcam de tous les participants, partage d’écran, messagerie textuelle, prise de contrôle à distance…
  • Google Docs et Google Sheets : Le partage de documents et le travail collaboratif est un élément clé du travail d’équipe. Pour éviter de s’envoyer une multitude d’emails contenant des versions différentes d’un même fichier, il est préférable de passer par les outils collaboratifs proposés par Google. Une solution idéale pour être à plusieurs, en même temps, sur un même document. Alternative : Dropbox fonctionne aussi très bien…!
  • Microsoft One Drive : il s’intégrera parfaitement dans les environnements Windows grâce ses multiples applications, et fonctionne lui aussi sur le principe du Cloud.
  • Loom : c’est l’outil idéal pour enregistrer son écran, avec ou sans sa webcam, et d’héberger la vidéo en ligne pour l’envoyer rapidement à un confrère. Cette communication asynchrone évite de déranger les personnes au mauvais moment. L’un des usages fréquent de Loom consiste à montrer un problème sur son écran, poser la question de vive voix à son interlocuteur, puis d’envoyer le lien de la vidéo par email. Ca prend à peine 1 minutes !

 

Laisser un commentaire