Le numérique révolutionne l’ensemble de nos manières de produire et d’interagir avec notre environnement. Mais à mesure que son omniprésence s’intensifie, la réalité des bénéfices qu’il procure entre en friction avec la réalité des dommages, c’est-à-dire l’empreinte écologique qu’il génère. La réponse à cette question réside-t-elle dans les technologies « douces » ? peuvent-elles répondre aux principaux besoins sociétaux afin que nous puissions nous passer de technologies complexes à fort impact sur l’épuisement des ressources ? Un passage pertinent dans cette étude: « Même si la décarbonation du mix énergétique avance régulièrement, la croissance de la consommation mondiale repose toujours en bonne partie sur la croissance de la production d’énergie fossile. De ce fait, les stratégies de réduction de la demande d’énergie ne sont pas forcément perceptibles au niveau mondial. Par exemple, la croissance de la production d’électricité, entre 2015 et 2018, a inclus 949 TWh de gaz, 417 TWh de charbon et 1405 TWh d’énergie renouvelable. Au final, autant d’énergies fossiles que d’énergie renouvelable ont été rajoutées de la même manière pour accompagner l’augmentation de la consommation. Ainsi nous sommes obligés de conclure que la réduction de la demande d’énergie est cruciale pour que la décarbonation soit possible. »

Gauthier Roussilhe est designer et chercheur. Ses travaux de recherches portent sur les impacts environnementaux du numérique. Voici son dernier rapport « Etat des lieux de l’empreinte écologique du numérique et étude de ses impacts positifs annoncés pour la transition »

Empreinte Numerique – Ecologique

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