SPECIAL REPORTAGE

Jared Diamond : une réflexion sur les relations entre l’homme et la nature dans la seconde moitié du XXe siècle

Cette réflexion de Jared Diamond (géographe et biologiste) pourrait en toute simplicité se résumer de la manière suivante : grandeur et décadence des sociétés humaines. Celles-ci ont également pour point commun de trouver leur origine dans des questions faussement triviales à partir desquelles l’anthropologue examine les raisons ultimes du développement et du déclin des sociétés humaines. Leur ambition commune s’étend ainsi aux dimensions d’une histoire universelle. Les frontières de la discipline historique sont d’ailleurs radicalement interrogées par l’angle retenu pour Diamond. Selon lui, la géographie – ou pour mieux dire l’environnement – est la cause fondamentale de la différenciation du destin des sociétés (De l’inégalité parmi les sociétés), de même qu’une mauvaise gestion des ressources naturelles est un élément déterminant dans l’effondrement de certaines civilisations et dans la détérioration de leurs relations avec les autres (Collapse). A l’heure où les débats sur l’écologie et le développement durable s’imposent dans l’espace public, la démarche au long cours de Jared Diamond se situe dans une compréhension de l’histoire fondée sur les enjeux du temps présent. Avant d’examiner les débats auxquels elle a donné (et donne encore) lieu, notamment chez les historiens, il n’est pas inutile de replacer cette œuvre dans la lignée des travaux qui ont renouvelé en profondeur la réflexion sur les relations entre l’homme et la nature dans la seconde moitié du XXe siècle.

L’écho extraordinaire que ces travaux ont rencontré tient à ce que leur publication a coïncidé avec l’affirmation croissante dans l’espace publique des enjeux politiques, sociaux et sociétaux liés à l’écologie au cours des dernières années. Lu par Bill Clinton il y a dix ans, cité par Nicolas Sarkozy lors de son Discours devant la Fondation Nicolas Hulot en 2007, Diamond s’est imposé, aux côtés d’Al Gore et du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC), comme une des voix les plus écoutées et respectées sur la question des défis posés aux sociétés humaines par les problèmes environnementaux.

Selon Diamond, l’effondrement des sociétés n’est jamais imputable seulement aux facteurs écologiques. L’auteur a ainsi identifié cinq facteurs potentiellement à l’œuvre dans tout effondrement environnemental. Quatre d’entre eux peuvent se révéler significatifs pour une société donnée. Il s’agit des dommages environnementaux, du changement climatique, de la présence de voisins hostiles ou de l’absence relative de partenaires commerciaux amicaux. Le cinquième facteur identifié par Diamond, à savoir les réponses apportées par une société à ses problèmes environnementaux est, quant à lui, toujours significatif. Encore une fois, on voit à quel point les débats liés à la réception de son précédent ouvrage l’ont conduit à infléchir sa démarche.

 

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Our democracy no longer represents the people. Here’s how we fix it / Larry Lessig

Harvard Professor Lawrence Lessig makes the case that our democracy has become corrupt with money, leading to inequality that means only 0.02% of the United States population actually determines who’s in power. Lessig says that this fundamental breakdown of the democratic system must be fixed before we will ever be able to address major challenges like climate change, social security, and student debt. This is not the most important problem, it’s just the first problem.

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La guerre des graines … une guerre souterraine … et silencieuse

Les graines sont le premier maillon de notre alimentation. Mais dans un avenir très proche, les agriculteurs n’auront peut être plus le droit de ressemer leur propres graines. En Europe, une loi tente de contrôler l’utilisation des semences agricoles… Derrière cette confiscation, 5 grands semenciers qui contrôlent déjà la moitié du marché des graines et cherchent à étendre leur privatisation. Les graines sont-elles une marchandise ou un bien commun de l’humanité au même titre que l’eau ou l’air ? En 100 ans, sous les effets de l’industrialisation de l’agriculture, 75% de la biodiversité cultivée a disparu. Henri Kissinger disait “Qui contrôle le pétrole contrôle les nations, qui contrôle l’alimentation contrôle les peuples”. Que se passera-t-il si l’industrie semencière réussit à privatiser intégralement les semences agricoles ? L’histoire qui est racontée dans ce documentaire, c’est celle d’une guerre silencieuse, et méconnue et dont l’enjeu est pourtant crucial c’est bien notre indépendance alimentaire qui en dépend. Cette enquête nous mène en Inde, en France et en Norvège, auprès de paysans qui pour rester libres cherchent une alternative aux graines de l’industrie . Dans les couloirs du Parlement à Bruxelles où se joue un épisode déterminant de la guerre des graines. En Inde chez une activiste qui lutte pour que les graines restent en accès libre et les paysans indépendants. Elle est connue dans le monde entier, et elle est devenue la bête noire de Monsanto : c’est Vandana Shiva. Fait exceptionnel : Monsanto nous a ouvert les portes de sa plus grosse usine de graines pour l’Europe : elle se trouve en France. Les autres géants de la semence ont quant à eux décliné notre demande. Des activistes et des scientifiques viennent décrypter les actes de cette guerre secrète. Pour préserver les graines, nous verrons que d’ores et déjà en France, des citoyens résistent à travers des actes de désobéissance civile. La fin de cette enquête nous mène près du cercle polaire, au large du Groenland, dans un chambre forte creusée dans la glace pour entreposer les graines du monde entier en cas de catastrophe écologique. Une belle idée au service de l’humanité mais qui d’après ses détracteurs pourrait se refermer comme un piège.

Voici le film dans son intégralité, un film qui donne les clés pour comprendre comment les multinationales veulent confisquer le vivant. Un film qui donne envie de se battre pour notre indépendance alimentaire…

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Arrivera-t-on à nourrir l’humanité ?

Bruno Parmentier, économiste et ancien directeur de l’école supérieure d’agriculture d’Angers, à propos des flux de nourritures mondiaux, de la famine, de l’importance des paysans et de l’agriculture locale.