Ferdinand Hodler

Hodler, artiste peintre théoricien
Ferdinand Hodler s’est éteint le 19 mai 1918 dans son appartement du quai du Mont-Blanc, à Genève. Pour marquer cette année de centenaire, le Musée d’art et d’histoire s’est associé au Kunstmuseum Bern pour proposer une exposition qui aborde la carrière du peintre d’un point de vue inédit : le parallélisme. Théorie développée par le peintre à la fin des années 1890, le parallélisme s’infiltre dans tous les pans de son oeuvre, des portraits aux paysages en passant par ses peintures d’histoire.
En 1897, convié par la Société des amis des beaux-arts de Fribourg, Ferdinand Hodler donnait une conférence qui allait rester dans les annales : La mission de l’artiste. Ce texte est devenu célèbre car il détaille les principes du parallélisme, théorie selon laquelle la nature serait organisée de manière rigoureuse. Un ordre que le peintre s’efforcera par la suite de restituer dans ses tableaux, par le biais de compositions élaborées.


L’exposition Hodler « Parallélisme » se propose de revisiter l’oeuvre de Ferdinand Hodler par le prisme du parallélisme, passant en revue portraits, paysages, scènes historiques et fresques d’inspiration symboliste à la lumière de ces principes de composition. Une sélection d’une centaine de tableaux, réunis grâce la générosité d’institutions publiques et privées, ainsi que de collectionneurs en Suisse et en Europe, sont organisés en suivant les grandes lignes du discours de Hodler, qu’il s’agisse du sentiment de grande unité et de régularité que l’artiste percevait dans la nature, de l’évidente symétrie qu’il identifiait dans le corps humain ou encore du rythme et de la logique qu’il affectionnait dans l’architecture dont il reprend les codes pour composer ses oeuvres monumentales.
La présentation (musée Rath – place neuve – 1204 Genève) aborde ensuite le parallélisme des formes, mais également le parallélisme entre les sujets, les motifs, voire les modèles, que Hodler se plaît à décliner, même à plusieurs années d’intervalle. Parallélisme des sentiments, enfin, chez cet artiste aussi maître de ses moyens devant un panorama de montagne que face à la lente agonie de sa maîtresse gravement malade. Car selon lui, « la mission de l’artiste est d’exprimer l’élément éternel de la nature, la beauté, d’en dégager l’essentiel. »

Une autre exposition du 15 mars au 3 juin 2018 à Pully
Le Musée d’art de Pully et les Archives Jura Brüschweiler s’associent pour présenter une exposition exceptionnelle dédiée aux peintures que Ferdinand Hodler réalise du Léman. De Genève à Vevey, en passant par la Riviera vaudoise, les points de vue choisis par Hodler sont nombreux et couvrent toute la carrière de l’artiste, depuis son arrivée dans la cité de Calvin en 1872 à son décès dans la même ville en 1918.

Constituée de cinquante tableaux, issus de collections privées suisses, l’exposition réunit plusieurs toiles qui n’ont plus été exposées au public depuis près de cinquante ans, voire plus de cent ans pour certaines. En tant que co-commissaires de l’exposition, les Archives Jura Brüschweiler publieront chez l’éditeur allemand Hatje Cantz un catalogue pour lequel de nombreux spécialistes ont été sollicités.

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